Qui contacter selon ses difficultés ?

Un premier réflexe : s’entourer avant que la situation ne se dégrade

Une baisse d’activité, des factures impayées ou une trésorerie en baisse doivent inciter le dirigeant à agir rapidement.

L’expert-comptable peut analyser les comptes, identifier l’origine des difficultés et établir des prévisions de trésorerie. Il aide ainsi à déterminer si la situation est ponctuelle et si l’entreprise pourra régler ses prochaines échéances.

Le dirigeant peut également contacter sa CCI ou sa CMA, selon son activité, pour être orienté vers les dispositifs adaptés. La CCI accompagne les entreprises en difficulté et les oriente vers les bons interlocuteurs.

Autre possibilité souvent méconnue : le CIP – Centre d’information sur la prévention des difficultés des entreprises.

Des dettes fiscales, sociales ou des conflits avec les clients et fournisseurs : solliciter le bon médiateur

Ne pas laisser un impayé ou un litige bloquer durablement l’activité

Toutes les difficultés ne nécessitent pas immédiatement une procédure judiciaire. En cas de dettes fiscales ou sociales, la CCSF peut, sous certaines conditions, accorder des délais de paiement. La demande est gratuite et confidentielle.

En cas de litige avec un client, un fournisseur ou un partenaire commercial, le Médiateur des entreprises peut aider à trouver une solution amiable, notamment en cas d’impayé, de désaccord contractuel ou de rupture de contrat. La médiation est gratuite et confidentielle.

Agir rapidement permet d’éviter qu’un différend ne se transforme en difficulté financière plus importante.

Des difficultés avec la banque ou un besoin de restructuration : se faire accompagner

Quand la trésorerie dépend du financement bancaire, mieux vaut agir avant le blocage

ne entreprise peut rencontrer des difficultés après un refus de crédit, une réduction de découvert ou un refus de rééchelonnement. Le Médiateur du crédit aux entreprises, géré par la Banque de France, peut alors aider à rétablir le dialogue avec les établissements financiers. La médiation est gratuite et confidentielle, comme l’explique Bercy.

Le dirigeant peut aussi contacter le Correspondant TPE-PME de la Banque de France pour être orienté face à ses difficultés de financement.

Si plusieurs créanciers sont concernés, un avocat spécialisé peut aider à négocier une restructuration ou à envisager une procédure préventive, comme le mandat ad hoc ou la conciliation, qui permettent de rechercher un accord avant que la situation ne devienne irréversible.

En cas de cessation des paiements : contacter rapidement le tribunal et un avocat

Une situation qui impose une réaction rapide

La cessation des paiements survient lorsque l’entreprise ne peut plus régler ses dettes exigibles avec son actif disponible. Le dirigeant doit alors agir rapidement et, en principe, déclarer la situation au tribunal compétent dans un délai de 45 jours. Service-Public présente les démarches et les juridictions concernées.

Un avocat spécialisé peut l’aider à préparer cette déclaration et à déterminer la procédure adaptée : redressement judiciaire pour tenter de poursuivre l’activité ou liquidation judiciaire lorsque le redressement est impossible.

Avant même la cessation des paiements, le dirigeant peut demander un rendez-vous confidentiel avec le président du tribunal pour faire le point sur ses difficultés. Cet entretien est gratuit et peut être demandé spontanément.

À retenir : agir rapidement permet de mieux anticiper les démarches et de préserver les chances de poursuite de l’activité.

Votre entreprise fait face à des impayés clients qui fragilisent sa trésorerie ? Contactez-nous pour analyser votre situation et sécuriser vos créances.