À fin juin 2026, la France compte 70 803 défaillances d’entreprises sur douze mois, selon la Banque de France.
La construction reste l’un des secteurs les plus touchés avec 14 483 défaillances. Pourtant, le nombre recule de 1,6 % sur un an. À l’inverse, le commerce compte 14 144 défaillances, en hausse de 3,1 %.
Le volume de défaillances ne suffit donc pas à mesurer la fragilité d’un secteur : certains restent très exposés tout en commençant à se stabiliser.
Restauration et services : des difficultés qui continuent de progresser
Des secteurs qui restent sous pression en 2026
L’hébergement-restauration enregistre 9 692 défaillances, soit 7,5 % de plus qu’en 2025. Les données de la Banque de France montrent une évolution encore plus marquée pour les conseils et services aux entreprises, avec 9 085 défaillances, en hausse de 10,1 %.
Ces chiffres montrent que les difficultés ne concernent plus seulement les activités ayant de fortes charges matérielles : une baisse des commandes ou des retards de paiement peuvent également fragiliser rapidement une entreprise de services.
Agriculture, santé et action sociale : une hausse à ne pas négliger
Moins de défaillances, mais une progression parfois forte
Certains secteurs sont moins importants en volume, mais leur évolution mérite une attention particulière.
L’agriculture, la sylviculture et la pêche comptent 1 783 défaillances, soit 16,5 % de plus sur un an. Dans l’enseignement, la santé, l’action sociale et les services aux ménages, elles atteignent 7 225, en hausse de 13,7 %, selon la Banque de France.
Le risque ne dépend donc pas uniquement du nombre de procédures, mais aussi de la vitesse à laquelle les difficultés progressent dans un secteur..
70 000 défaillances : attendre ou agir avant la procédure ?
Le véritable enjeu reste l’anticipation des difficultés
Les chiffres d’Altares confirment cette tension : 17 486 procédures collectives ont été ouvertes au deuxième trimestre 2026, soit 5,4 % de plus qu’un an auparavant, et 37 700 entreprises ont fait défaut depuis le début de l’année.
Mais une défaillance ne signifie pas systématiquement la disparition immédiate de l’entreprise : selon sa situation, différentes procédures peuvent permettre d’organiser ses difficultés.
Pour un dirigeant, le véritable dilemme est donc souvent de réagir lorsque les premières tensions apparaissent ou d’attendre que la situation devienne impossible à maîtriser.
Quelles solutions pour une entreprise en difficulté ?
Agir suffisamment tôt pour éviter la liquidation
Une entreprise en difficulté dispose de plusieurs solutions, selon l’importance de ses problèmes.
Le mandat ad hoc et la conciliation permettent notamment de négocier avec les créanciers avant que la situation ne devienne irréversible. Bpifrance Création explique que ces procédures sont destinées à rechercher un accord avec les créanciers et à permettre à l’entreprise de surmonter ses difficultés.
Lorsque l’entreprise ne peut plus faire face à ses dettes, le redressement judiciaire peut permettre de poursuivre l’activité tout en organisant le règlement des dettes.
Votre entreprise évolue dans un secteur particulièrement fragilisé en 2026 ? Contactez-nous pour analyser votre situation financière, anticiper les difficultés et identifier les solutions adaptées pour préserver la poursuite de votre activité.